J’ai l’honneur chaque année à cette date, de m’incliner devant les victimes du nazisme et de célébrer dans la ferveur, la reconnaissance de la France envers toutes celles et ceux qui ont résisté avec leur chef, le général De Gaulle.
Le fascisme allemand fut vaincu ce jour là et la croix gammée abhorrée à jamais.
Ce même jour du 8 mai 1945, j’étais petit enfant, prisonnier du fascisme japonais toujours actif, avec mes parents et d’autres familles, pris entre le feu des alliés dans la baie de Nha Trang et celui des premiers maquisards du viet minh d’Ho Chi Minh qui tenaient les collines.
J’ai retrouvé, dans des instants de très grande émotion, sur la plage de ce qui est devenu le Miami vietnamien, un de ces combattants (photo ci-dessous). Respect absolu devant ce personnage de 81 ans, francophile absolu, à l’érudition et au parler français d’une pureté parfaite, mais à la vie quotidienne plus que difficile sur laquelle sa pudeur lui interdisait d’en dire plus.
L’occasion enfin de se souvenir que la svatika thibétaine, toujours en place sur la pagode de mon quartier de Da Cao de Saigon, n’aurait jamais dû être confisquée, le temps d’une folie meurtrière par cet Hitler là, vaincu ce 8 mai 1945. Définitivement ?
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